BIOGRAPHIE DU DOCTEUR WILLEM 

Mesdames, Messieurs les candidats à la présidentielle…. 

 
La santé, parent pauvre de la présidentielle ? La santé; grande absente du débat présidentiel ? C'est ce qui ressort d'un sondage Louis Harris, réalisé pour la Mutualité française. Selon cette enquête, 75 % du panel considère que les candidats à l'Elysée sous-estiment l'importance de ce sujet. Les questions de santé sont une vraie source d'inquiétude pour les Français. C'est même leur troisième préoccupation. Derrière l'emploi et le pouvoir d'achat, mais devant l’éducation et le logement. « Incontestablement, les propositions des candidats ne sont pas à la hauteur des enjeux », analyse Etienne Caniard, le président de la Mutualité française.
 
La campagne pour l’élection présidentielle bat son plein. Tous les grands thèmes socio-culturels et économiques y sont développés y compris l’écologie en toile de fonds mais rien pour ceux qui s’intéressent aux médecines alternatives. Au cours des premiers mois, pourtant, tous les candidats avaient semblé vouloir faire de la santé de la planète un axe fort de leur campagne. Aujourd’hui, ils sont préoccupés ailleurs et pensent avoir évacué la question en signant le pacte écologique de Nicolas Hulot et le Traité de Grenelle, resté lettre morte. Et surtout, personne ne prend position sur la santé tout court, et pas seulement celle de la planète. Et pourtant, dans ce domaine, nos hommes politiques ne sont dépendants ni des autres pays ni des instances internationales et disposent de tous les moyens pour agir concrètement.
Tout le monde, ou presque, reconnait en effet que nous avons abusé des pesticides et matières chimiques dans notre agriculture et notre environnement, mais personne ne s’inquiète de la pollution de notre organisme dans lequel nous introduisons inlassablement des produits chimiques dangereux, y compris des OGM dans certains vaccins. Le Médiator n’étant qu’un arbre cachant la foret, la liste des produits à exclure est illimitée. Il est donc urgent que les candidats répondent à quelques questions simples. Je ne peux présager de leur réponse, mais je crains que certains candidats à la présidentielle ne veuille se prononcer clairement et passent sous silence les médecines de terrain.
 
Seule, la médecine générale, cette mal-aimée des facultés de médecine, a réellement cherché en France et en Europe à élaborer une réponse adaptée aux situations auxquelles elle est confrontée : le prix en a été une marginalisation académique massive et une minoration socio-économique de la valeur des actes accomplis. Il est aisé de comprendre pourquoi tant de médecins généralistes se tournent avec intérêt aujourd'hui vers toutes ces pratiques alternatives : conscients de la coupure qui s'établit entre le discours savant et le discours social sur la santé et la maladie, formés par leur pratique à l'écoute du discours social, ils sont à la recherche d'alternatives mieux comprises de la part de la collectivité : les médecines naturelles sont une réponse possible.
Nous ne parlons pas de médecines « parallèles » supposant deux lignes droites qui ne se rejoignent pas. Toutes ces thérapeutiques alternatives peuvent se révéler opérationnelles et être vérifiées par des protocoles d’expérimentation thérapeutique et rejoindre le même champ médical. Cela suppose un vaste changement de paradigme.
L'étonnant engouement du public français pour les médecines écologiques doit être, au moins en partie, compris comme la conséquence de l'inaptitude de la médecine occidentale à couvrir de manière satisfaisante certains besoins en rapport avec la souffrance, la maladie, l'infirmité et la mort. Le succès que connaissent actuellement ces thérapies peut, à juste titre, être interprété comme un phénomène réactionnel à la médecine officielle « morcelante » ? « réductrice », « déshumanisante » ; mais sans doute trouve-t-il aussi son impulsion dans ce dont ces médecines sont pourvoyeuses, sur un mode qui leur est propre. Médecine d'exception, la médecine officielle, qui se revendique une et indivisible, ne peut plus prétendre à l'universalité. Cet événement ouvre déjà à lui seul de vastes perspectives. Mais l'intrusion des médecines différentes dans le même champ social a permis d'observer qu'elles étaient porteuses de messages qui leur sont propres : la prise de conscience du caractère relatif de nos conceptions médicales, et de la nécessité d'élaborer un discours plus complet dans ses dimensions scientifiques et sociales est facilitée par la preuve que d'autres pratiques médicales existent.
Comme le rappelle le Professeur Pierre Cornillot, « En témoignant qu'il peut exister d'autres manières d'appréhender l'homme dans sa maladie, ces dernières aident à comprendre que les temps sont proches, sinon déjà venus, où une nouvelle conception de la santé et de la maladie, et à travers elle une nouvelle médecine, devra impérieusement voir le jour pour permettre à toutes ces « médecines », entre temps apurées, de s'intégrer dans un ensemble cohérent : la science médicale aura alors franchi une nouvelle étape, atteint une nouvelle marche d'où partiront les progrès futurs ».
Je rappelle que 45% des Français recourent aux médecines alternatives. Ce chiffre énorme représente un électorat précieux pour chacun des candidats.
Pour connaître votre position, voici les questions essentielles que je vous pose sous forme de questionnaire et que chacun d’entre nous peut leur poser – en notre nom, éventuellement – au cours des meetings, par courrier, par mail. Nous communiquerons vos réponses ou vos commentaires dans la presse spécialisée.
1. Avez-vous l’intention de reconnaître le pluralisme thérapeutique et les médecines non conventionnelles comme l’a recommandé en son temps le Parlement européen ?
2. Dans cette optique, allez-vous enfin instaurer la liberté d’exercice pour le médecin comme pour le malade, en quête de thérapies efficaces ?
3. Comptez-vous favoriser la libre circulation, prescription et commercialisation des remèdes et compléments alimentaires?
4. Allez-vous mettre fin à la censure de l’information sur les moyens alternatifs permettant de traiter les maladies que la médecine officielle ne parvient pas à soigner ?
5. Comptez-vous transférer à la justice ordinale le pouvoir juridictionnel de l’Ordre des médecins qui condamne des praticiens pour avoir sauvé des malades, mais avec des thérapies non admises en France alors qu’ils ont fait la preuve de leur efficacité depuis des années?
6. Comptez-vous limiter, sinon supprimer, les publicités incitant à utiliser de plus en plus de médicaments inadaptés et de vaccins avant l’âge d’un an (leur système immunitaire étant immature), ce qui ruine la Sécurité sociale autant que la santé des citoyens ?
7. Comptez-vous lever l’obligation vaccinale, pour l’admission dans les garderies, écoles et travail, comme dans tous les autres grands pays européens ?
Sept petites questions se résument en une seule : sommes-nous libres de prendre en main notre santé ?
L'AUTEUR
 
Le secret des peuples sans cancer - Dr Jean-Pierre WILLEM
 
Les cent maladies du 21e siecle